Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 23:45

 

Enfin, de l'air, des vacances, un peu de répit pour pouvoir faire ce qu'il me plaît! Bon avec un budget quasi inexistant, mais je vais survivre en faisant un régime draconien heu en achetant peu et en réduction!

 Liste rapide des choses à faire:

- chercher mes billets pour Tours ce week-end.

- m'améliorer dans la confection des onigiri (sweet rice cooker).

- visiter la nouvelle bibliothèque de quartier réouverte depuis peu!

- me ballader dans Montmartre, best hobby ever.

- trouver de nouveaux artistes à télécharger (et qui sentent l'été et les champs de blé de préférence).

- regarder les films qui traînent dans mes étagères et dans mon PC (comme Etreintes Brisées d'Almodovar).

- continuer et finir Les bébés de la consigne automatique de Murakami (mon nouvel amant littéraire).

- et puis tant qu'on y est continuer (et peut-être finir?) The English Patient de Micheal Ondaatje.

- se mettre sérieusement à préparer des dossiers de candidature pour les écoles que je souhaite intégrer l'an prochain.

- se torturer l'esprit sur les lettres de motivation (mes phobies ces derniers temps).

- trouver le moyen de se faire un musée gratos, parce qu'en mode prolo ( de préférence un petit musée Guimet, ça fait longtemps).

- renouer avec la vie sociale, délaissée depuis si longtemps.

- faire du japonais avec mes multiples cahiers, me la péter devant mon mur, vérifier mes minces connaissances dans les dramas.

 

 Et puis dormir jusqu'à pas d'heure, profiter de tous les moments de vacances avant de repartir de plus belle le 19 mai!

Par Yume - Publié dans : Tastes
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Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /Mai /2010 12:18

 

Un reportage édifiant, effrayant, sur une population écrasée et formatée par un pouvoir totalitaire parmi les plus répressifs du monde. Un pouvoir qui utilise comme principal moyen de contrôle la musique, ou comment transformer un espace de liberté et de création artistique en arme du pouvoir.

 

 Un reportage à voir ici.

Par Yume
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Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /Mai /2010 00:04

 

Pour une personne spéciale. Que j'aimerais avoir plus près de moi.

 My bluest light.

Par Yume - Publié dans : Tastes
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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 23:36

 

Oui, oui, oui, OUI! Je ne peux retenir ces cris de joie quand je sais qu'enfin, dans quelques petits jours seulement, ces années de torture auront trouvé leur terme. Après des vacances inexistantes à réviser comme une damnée (pour rien, en plus), une semaine plongée dans le monde merveilleux des concours et des salles de 700 personnes, je vais enfin retrouver une vie NORMALE.

 Sortir.

 Ecouter de la musique en étant encore dans son lit.

 Lire un livre dans un parc.

 Flâner dans les rues de Paris et trouver des boutiques de fringues inédites.

 Voir une amie.

 Boire un verre en regardant les passants.

 Rire.

 NE PLUS PARLER DE TRAVAIL.

 

 Oui, vous l'aurez remarqué, le ton se veut plus léger. C'est la prépa qui sort progressivement de mon corps. Peut-être arriverai-je un beau matin à ne plus avoir cet air grave qui s'accroche à ma figure. A arrêter d'avoir pour seul sujet de conversation les devoirs, le stress, toutes ces choses joyeuses qui me font passer pour une rabat-joie sans nom et font fuir les gens.

 Ce matin, je me suis regardée dans le miroir, et stupeur: j'avais comme des marques sur mon visage, entre mes deux sourcils. Des rides?! Si je n'ai pas encore l'âge pour en avoir (quoique), serait-ce ces fichues études qui ont accéléré le processus à force de me froncer les sourcils devant tant de casses-têtes? Ca me donne vraiment un air sérieux en tout cas, je me suis fait peur.

 En voyant cela, j'ai pris conscience de quelque chose. Ce comportement, le fait d'être en permanence dans un état de stress, doit en exaspérer plus d'un. Je comprends mieux l'attitude de certaines personnes de mon entourage ces derniers temps. Je comprends peut-être pourquoi elles s'éloignent de moi; à leur place, j'aurais fait pareil. Ce ne doit pas être joyeux de cotoyer tous les jours un monstre, un fille lunatique, stressée, toujours à se plaindre, toujours à dramatiser sa vie.

 Et là, je sens comme un gros vide. Je mange pour mieux pouvoir le combler. Je parle encore plus pour ne rien dire, je ne fait qu'empirer les choses. Je me déteste.

 

 Pour le ton léger, on verra une prochaine fois.

Par Yume - Publié dans : Intern life
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 23:33


J'aimerais voir la lumière du jour. Mais pas simplement la regarder, passer sous l'astre lumineux pour ensuite me terrer tout le reste du jour dans une chambre d'où les rayons ne peuvent m'atteindre.
 J'aimerais voir la lumière du jour. Me sentir caresser par ses doux rayons, pouvoir l'apprécier totalement, sentir l'air rafraîchir ma peau, et non plus la poussière qui s'entasse sur mon bureau. Ne plus faire de l'extérieur une voie de passage entre deux lieux de travail, de la nuit à la nuit. Me sentir vivre, voir le monde bouger et non plus seulement l'entendre lointainement de par ma fenêtre. Sortir du carcan de ce quotidien étouffant. Sortir enfin, sentir qu'on a le temps devant soi, plutôt que de courir après lui jusque tard dans la nuit. Ne plus se dire "dépêche toi, avec un peu de chance tu auras fini avant minuit", mais plutôt "Que vais-je faire de ma journée? Il y a tant de choses à voir!" .
 
 J'aimerais voir la lumière du jour. Geôliers de papiers, laissez moi sortir.

 


Par Yume - Publié dans : Intern life
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 21:09

 J'aime le Japon. En particulier sa langue, tous ces sons découpés et délicats, ces idéogrammes au sens multiples, comme une énigme à déchiffrer...
 Après deux ans d'égarement, loin de cette langue que j'aime tant, plongée dans des études harrassantes, je constate à mon grand désarroi que la langue m'est presque redevenue étrangère. Comme une amie qu'on a un peu délaissé, celle-ci se dérobe à notre regard, et nous ne la comprenons plus. Certains signes ont perdu leur sens d'autrefois; ils ne sont plus que des traces sur le papier.
 Alors que je sentais un besoin de retourner à mes premiers amours nippons, une idée s'est éveillée en moi: pourquoi ne pas recommencer en lisant des auteurs japonais traduits? Après tout, lire est une de mes grandes activités.
 Devant le petit rayon "littérature étrangère" d'une FNAC de province, j'hésite entre les quelques auteurs japonais disponibles, puis un titre m'interpelle: Le passage de la nuit, de Haruki Murakami. Je le prends, curieuse et en même temps un peu pressée.
 Enfin, je l'ouvre, et là, révélation. Une atmosphère étrange m'envoûte. Le regard de Mari Assaï me scrute. L'ambiance nocturne de Tokyo envahit ma chambre, et me voilà bientôt dans le Skylark, assise en face de Mari. Son mystère. Sa solitude. Ces scènes qui ressemblent à des peintures d'Edward Hopper. Même quand je dois m'arrêter de lire, l'intrigue et les personnages me hantent. Etrangement, j'ai le sentiment d'avoir retrouvé mon style d'écriture dans celui de Murakami, ou plutôt d'avoir écrit à la façon de Murakami sans l'avoir su. Evidemment, la traduction reste une barrière, et dans mon édition elle paraît parfois quelque peu artificielle. La faute à des expressions japonaise non traduisibles, car il existe toujours dans une langue des morceaux qui ne peuvent être transformés sans être défigurés.

 Pour finir ce long article qui sonne comme la renaissance de ma passion avec la langue japonaise, un extrait du Passage de la nuit, au tout début de l'oeuvre:
" La ville s'offre à notre regard.
 Ce paysage urbain, nous l'observons à travers les yeux d'un oiseau de nuit qui volerait très haut dans le ciel. Depuis ce point de vue panoramique, la ville apparaît comme une gigantesque créature. Ou même comme un agrégat de corps vivants. S'étendant jusqu'à d'insaisissables confins, des vaisseaux sanguins, innombrables, irriguent les cellules, les régénèrent inlassablement. Les vaisseaux convoient des informations nouvelles, recyclent les anciennes. Donnent naissance à des consommations nouvelles, recyclent les anciennes. En tous lieux, les corps agrégés clignotent au rythme des battements du coeur, s'échauffent, se meuvent. L'heure est proche de minuit, le pic d'activité est passé mais les échanges élémentaires indispensables au fonctionnement vital restent incessants. Tel un continuo, la ville bruit. Monotone, monocorde, intégrant cependant des pressentiments. Une zone particulièrement lumineuse attire notre regard. Lequel opère la mise au point. Effectue une descente vers l'amas lumineux. C'est une mer de néons multicolores. Un centre ville. Les murs d'images sur les buildings se taisent avec l'arrivée de minuit; les haut-parleurs des magasins pourtant ne relâchent pas leur flot de basses, teinté de hip-hop. Un énorme game-center encombré de jeunes. Exubérance des sons électroniques. Un groupe d'étudiants, de retour de soirée. Des filles, de moins de vingt ans, blond platine, exhibant leurs jambes fraîches sous leurs minijupes. Des salary-men qui se pressent sur les passages piétons, pour attraper le dernier train. Malgré l'heure, les rabatteurs des karaokés donnent de la voix. Un monospace tuné, noir, glisse lentement le long du boulevard, jaugeant la marchandise. Vitres opaques, équipées d'un film noir. On dirait une de ces créatures du fond des mers, pourvues d'une carapace et d'appendices respiratoires spéciaux. Deux jeunes policiers font leur ronde sur le boulevard, l'air tendu; personne ne leur prête attention. A cette heure-là, la ville fonctionne selon des principes de base qui lui sont propres. C'est la fin de l'automne. Il n'y a pas de vent mais l'air est froid.
   Encore un tout petit peu, et ce sera un autre jour."

Lisez-le.
 
Par Yume - Publié dans : Amour de littérature
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 20:02


Verdict: Ténèbres et Lumière. Force et légèreté. Horreur et douceur. Tant de mots pour qualifier ce film puissant qui rend compte d'une réalité pourtant si difficile à admettre. 10 jours après l'avoir vu, je ressasse toujours avec la même horreur les dialogues, les idées qui s'en dégagent, et j'en reste presque traumatisée. Mais comment une fille qui n'a même pas mon âge peut-elle surmonter autant d'épreuves? Car si cela reste un film, trop nombreux sont les cas réels qui lui ressemblent.
 L'histoire? Je ne la conterais pas. Le générique en dit déjà trop, et conter l'histoire c'est tuer le film. Et surtout interdiction de le voir en VF, ce serait un sacrilège, le jeu des actrices en serait mutilé. Rester ébahi devant la monstruosité de la mère, jouée par Mo'Nique, cela n'est possible qu'en version originale...
Par Yume - Publié dans : Films
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 19:17
 
 Non, ce n'est pas un au revoir.

Ce blog sort de sa longue hibernation. Dans le tourbillon de l'existence, après un été assez mal terminé et une année de khâgne au rythme infernal, je vais bientôt (enfin) avoir un peu de répit, histoire de faire autre chose que d'engloutir des sommes de connaissances monumentales, et assez écoeurantes quand on en mange trop et trop souvent.
 Donc, ce petit espace de pixels (toujours aussi moche, désolé) va progressivement reprendre vie. Je n'ai pas encore d'idée précise sur ce que je vais en faire, de quoi je vais parler; le plus souvent, l'écriture me vient comme un flux intérieur, une force qui me pousse à m'exprimer. Le sujet qui en est la cause n'est donc le plus souvent pas prémédité.
 Peut-être enfin parler de moi, ou bien de tout ces livres qui hantent la chambre exigüe que j'habite. De toutes les choses qui m'émeuvent, toutes celles qui me rendent dubitatives, ou encore celles qui m'insupportent. Mais n'ai-je pas déjà fait tout cela? Il me faudrait alors reprendre cette tâche, mais peut-être avec plus d'entrain. En étant plus incisive, plus mordante, plus vivante. Plus drôle aussi. Toutes ces parties de moi que j'ai encore trop caché dans mes précédents articles, leur préférant une lenteur plus mélancolique.

 Il est temps de lui redonner un second souffle!

 
Par Yume
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 19:04

Que de silence sur cet espace numerique! Je sais, mais ne me blamer pas: je suis en terres etrangeres. D'ou la non existence d'accents dans cet article. Ce qui m'horripile assez, etant tres a cheval sur l'orthographe. Enfin, imputons cette absence aux claviers allemands.
 Oui, en ce moment je respire l'air frais du Rhin, et ce pendant encore un mois. Voici donc la raison de mon silence: la decouverte d'autres horizons.

 J'avais donc, pour meubler les heures mortes et immobiles de certaines journees, emporter avec moi quelques livres. Pour m'occuper, mais aussi pour entretenir et etendre une culture qui me sera pour mon annee d'etude prochaine indispensable. Dans ma selection, un livre anglais, histoire de ne pas perdre mon niveau, deja bien faible aux yeux intransigeants de ma professeure. Ce livre, le voici: Frankestein, de Mary Shelley. Oui, tant qu'a faire, autant prendre un classique. Et qu'elle fut ma surprise quand j'ouvris l'ouvrage! Moi qui m'attendais, malgre ma volonte et ma concentration, a subir de longues heures de torture en le lisant (car la lecture dans une langue etrangere n'est pas toujours chose aisee), je fus au contraire passionnee, happee par un livre dont l''intrigue coule, sans accroc. La morale de Madame Shelley est claire: celui qui cherchera a supplanter Dieu et son role de createur sera severement puni. Chose promise, chose due: nous suivons le heros dans sa lente descente aux enfers, confronte a sa creation, ce monstre incompris.
 Et en lisant ces pages, le lecteur ne peut s'empecher de penser: mais qui est le monstre en verite? Cet etre horrible et a l'apparence inhumaine, ou son createur, et l'Homme en general?
 A lire, autant pour la richesse de l'oeuvre que pour le mythe qu'elle a engendre.
Par Yume - Publié dans : Amour de littérature
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 22:43

Tu montes ces marches, comme tu l'as fait tous les soirs, après une rude journée de cours, d'attente et d'ennui. Ces marches, c'est un passage obligé, les seules qui te permettent de sortir de ce métro bouillonant de monde et de chaleur. Les premiers souffles d'air frais carressent ton visage. Tu lèves le nez pour mieux les saisir.
 Tu les connais bien ces escaliers: les pubs pour les pièces de théâtre populaires, les concerts uniques, les expositions ou les supermarchés, le tout dans un fratras de couleurs et de formes parfois complexes à dicerner. La petite vieille qui te ralentit. La bande de copines qui marchent au ralenti. Le SDF qui tend main vers toi, sans espoir de retour. Les enfants qui courent, au risque de se briser la nuque. L'apollon, acompagné de son Aphrodite, qui lève les yeux vers toi avec dédain. Parfois tu reconnais des visages, parfois non.
 Et puis tout en levant le nez au vent, tu lèves les yeux, et aperçois un détail auparavant jamais survenu. Même futile, il transforme ta vision du lieu, et déjà tu te poses mille questions: l'aurais-je jamais vu? Il est pourtant bien visible! Aurait-il été installé récemment? Mais à ces mots tu souris: ce détail, aussi petit soit-il, t'as rafraîchi infiniment plus que les courants d'air. Il brise le monotone quotidien.

Par Yume - Publié dans : Intern life
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